Les personnages d'Esteves sont également au centre de l'oeuvre. Le jeune peintre de 27 ans a exposé dès l'âge de 14 ans. Danseur de claquettes très connu, il se consacre entièrement à la peinture depuis quelques années. “Je dessine de manière compulsive” , explique-t-il , comme mû par une urgence de peindre la joie comme il la voit vivre au Brésil.
Si son propre sourire énigmatique se vérifie dans chacun de ses hommes et chacune de ses femmes, ses tableaux sont imprégnés d'une fraîche ironie, où tout est mouvement.
Esteves utilise les couleurs emblématiques du Brésil, comme si la vie là-bas devait s'épuiser dans la jouissance du moment présent et dans le geste suspendu du plaisir. Chez Esteves, il y a du rire frais. Cela fait du bien car il n'existe plus tellement dans la littérature contemporaine. A prescrire.
Yves André Donzé
Le Quotidien Jurassien - Mai 2002.
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